Marathon Bach a Sydney

Il s’agit bien de Jean-Sebastien.

Dans le cadre du « Sydney Festival » , un pianiste belge, ne a Anvers a donne l’integrale des 48 Preludes et Fugues de J.S.Bach. Il s’appelle Alain FRANCO. Je vis en Belgique depuis ma naissance, si mes souvenirs sont exacts, et je n’avais jamais entendu son nom. Ce n’est pas de sa faute, assurement. J’etais donc curieux d’entendre ce compatriote et de le decouvrir loin de le terre natale.

L’epreuve, car c’en est une, dure deux fois deux heures separees par un entracte de trente minutes. La soiree est signee : marathon. Pour le pianiste , le terme convient mais pensez au public !

Alain Franco ne joue pas les Preludes et Fugues dans l’ordre de la partition mais fait un medley en ne jouant pas les fugues qui suivent leur prelude. On peut ainsi avoir trois preludes de suite , deux fugues et un prelude…. les formules sont innombrables.

J’ignore la logique de parcours si logique il y a…..Mais prendre l’accord final d’une fugue pour en faire la premiere note du morceau suivant, c’est assez curieux. Pourtant , Alain Franco ne manque pas de talent; sa vision de Bach est sonore, bien charpentee, bien analysee. C’est une personnalite incontestable ….pour le meilleur et pour le pire. Et entendre 120 minutes de Bach non stop revele ainsi un manque de subtilite sonore. Le son standard est parfois trop dur, peut-etre est-ce voulu ?

Ces pages du « Clavier bien tempere » demandent une attention permanente, et la qualite du discours peut lasser certains, quitte a paraitre iconoclaste devant ces pages immortelles. Je vous avoue n’avoir pas reussi a reprendre l’audition des dernieres 120 minutes de Jean Sebastien.Il ne m’en tiendra pas rigueur car ce type de marathon convient au Guiness Book . Peut-etre en respectant l’ordre du Maitre de Weimar, c’eut ete possible. Il y a aussi le respect de la partition et un rien de modestie.

 

Marc Castelain