Orchestre Symphonique de Sydney (SSO)

Nous ne connaissons que très peu les orchestres extra-européens. Pour ma part, je connaissais les performances de cet orchestre lors des finales du Concours international de Piano de Sydney qui ont lieu tous les quatre ans . Le prochain est d’ailleurs en 2016. Ce Concours est un des deux grands Concours de piano de l’hémisphère sud. Oserais-je avouer que le SSO ne m’avait pas particulièrement épaté. Me voici donc à nouveau à Sydney et la curiosité de revoir cette phalange. Le programme s’intitule « Pure Magic » avec Mahler et Tchaikovski à l’affiche. Mark Wigglesworth dirige des extraits de « Des Knaben Wunderhorn » avec Caitlin Hulcup et Randall Scarlata en solistes.

D’emblée , je regrette de ne pouvoir comprendre la moindre parole; soit l’orchestre  couvre les voix soit les solistes en manquent. L’instrumentation des lieder défendus par la mezzo-soprano est assez dépouillée mais je crois que la voix est trop légère; quant au baryton, il ne bénéficie pas de la même orchestration et se retrouve écrasé par celui-ci. Solistes inadéquats ou orchestre trop lourd ?

Mark Wigglesworth n’a pas l’envergure pour s’attaquer à Mahler. Je reste convaincu que pour Mahler , il faut un grand chef et un grand orchestre. Mais come il n’y a pas de mauvais orchestres….Je connaissais le chef car il a dirigé l’Orchestre de la Monnaie à Bruxelles et le souvenir qu’il y a laissé est à oublier.

Les solistes ne passant pas la rampe, je suis déçu de mon après-midi. Tout ceci manquait de charisme.

Heureusement , en seconde partie, nous avions droit au 2e Acte de « Casse-Noisette » de Tchaikovski . Musique populaire et plus facile pour l’orchestre. Avec cette fin de programme, on est sûr de finir en beauté. Standing ovation, bien entendu. Mais moi, je reste sur ma faim.

Huit jours plus tard , je retourne voir une autre prestation du SSO.

 

Marc Castelain

Sydney, 9 mai 2015